NODE


NODE : site dédié aux créations graphiques de Fred Sable



Petite ceinture & GRANDE ÂME

Un petit article pour la très chouette Revue CACAO EUROPA


FRANCE CULTURE : DU GRAIN À MOUDRE

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4729302De 2001 à Gravity : la Terre est-elle plus attractive
vue de l'espace ?
Invité(s) :
Sam Azulys, philosophe
Frédéric Lebas, sociologue
Roland Lehoucq, astrophysicien

Festival SIANA PARENTHÈSE 1 : PROTOTYPES


C'est parti ! 

C’est avec grand plaisir que nous vous retrouverons du 07 au 23 novembre prochain dans le cadre de la première « Parenthèse » menant au festival Siana 2015, dont la thématique sera les interactions hommes / machines. Cette première étape, Prototypes, aborde la question du faire, du sens pratique dans l’élaboration d’œuvres et objets technologiques par le biais d’une exposition, de rencontres, tables rondes et ateliers pédagogiques. Elle s’inscrit dans le cadre du festival la Science de l’Art porté par le Collectif pour la Culture en Essonne et est soutenue par le Conseil Général de l’Essonne.
www.siana-festival.com
www.facebook.com/FestivalSiana

Jeudi 07 novembre 2013 dans les locaux SIANA de l’ENSIIE

17h : Table ronde sur les processus de création d’objets (Happy Hours Siana) Organisée en partenariat avec le club TIC de la CCI et animée par Frédéric LEBAS de l’OMNSH, avec : Menad Sidahmed, Directeur de l’ENSIIE, Saïd Mammar, Directeur de l’UFR Sciences et Techniques de l’Université d’Evry, Mihai Mitrea, Maître de conférence à Télécom SudParis, François Arnoul, Directeur de 3D Avenir, Jacques-François Marchandise, de la Fing, Fondation Internet Nouvelle Génération.

19h : Vernissage en présence des artistes Michel Bertier, le Graffiti Research Lab France et Tomek Jarolim. À partir de 19h30: Performances des artistes et soirée musicale avec les étudiants de l’ENSIIE.

Graphisme : www.b--i--g.com/‎



VOEUX 2013










                       

JOURNÉE D'ÉTUDE TRANS-IMMERSION


Le 7 juin 2012, de 9h à 17h à l'Amphithéâtre Durkheim
17, rue de la Sorbonne 75005 Paris

Le Groupe de Recherche sur l’Anthropologie du Corps et ses Enjeux (GRACE) du Centre d’Étude sur l’Actuel et le Quotidien (CeaQ) organise le 7 juin 2012 une journée d’étude consacrée à la tendance sociétale que l’on désigne par « immersion », qu’elle soit sensorielle et/ou fictionnelle. Il apparait qu’elle concentre de nombreux enjeux : corporels, imaginaires, environnementaux, technologiques, esthétiques, sociétaux... En interrogeant la diversité des modalités immersives selon une approche transversale et transdisciplinaire, nous tenterons de toucher aux motivations sous-jacentes et profondes qui lui sont liées. Tel est le défi que pose la TRANS-IMMERSION.


Avec :
Pr Bernard Andrieu (Université de Lorraine, Faculté de Sport de Nancy)
Mcf Catherine Bouko (Université libre de Bruxelles) 
Chloé Charliac (Université Paris Descartes, CeaQ, GRACE) 
Wilfried Coussieu (Université Paris Descartes, CeaQ, OMNSH) 
Karleen Groupierre (Université Paris 8, INREV) 
Lucile Haute (ENSAD, performeuse) 
Ornella Kyra Pistilli (Université Paris Descartes, CeaQ) 
Fabio La Rocca (Université Paris Descartes, CeaQ, GRIS/GRES) 
Frédéric Lebas (Université Paris Descartes, CeaQ, GRACE, OMNSH) 
Yoann Moreau (EHESS, Ethno-dramaturge) 
Pr Olivier Sirost (Université de Rouen, CeaQ, GRACE)

Organisation :
Frédéric Lebas
Bernard Andrieu
et Olivier Sirost

Coordination :
Chloé Charliac
et Wilfried Coussieu

SORTIE : LES CAHIERS DE L'IDIOTIE No 5

J'ai le plaisir et l'honneur de vous annoncer que le cinquième numéro des Cahiers de l'Idiotie, illustré et mise en page par mes soins est sorti à Ottawa ! Bientôt en France !

CHOUETTE LODGE

Sweat lodge réalisé le 31 décembre 2011 avec JB Bernet chez Malika et David, c'était un très chouette moment, merci à eux !

(Science) Fiction Revue Sociétés n° 113 — 2011/3

 
N'hésitez à pas nous contacter pour de plus amples renseignements sur ce numéro.
Frédéric Lebas fredsable@ymail.com
Wilfried Coussieu w.coussieu@gmail.com

        Sociétés n° 113 — 2011/3
        (Science) Fiction
        Sous la direction de Frédéric Lebas et Wilfried Coussieu
  
SOMMAIRE 

Avant-propos. La science-fiction, littérature ou sociologie de l’imaginaire ?
        Frédéric LEBAS et Wilfried COUSSIEU

        Dossier
Approche. Introduction à Fantasmes au quotidien
        Louis-Vincent THOMAS
Science-fiction et croyance
        Jean-Bruno RENARD
Technique et cinématique. Sur les fondements épistémologiques
de la fusion de la réalité et de la fiction au XXe siècle

        Dalie GIROUX
« Le futur, c’est maintenant ». L’imaginaire dystopique
dans l’oeuvre de James Graham Ballard

        Marianne CELKA et Bertrand VIDAL
Le sacré et le fan. Étude sur l’univers science-fictionnel de Star Wars
        Frédéric VINCENT
De la mythocritique à la mythanalyse :
rêve de transcendance et transhumanisme

        Isabelle PÉRIER
Jorge Luis Borges et la dédalographie.
Introduction à un archétype spatial postmoderne

         Manuel BELLO MARCANO
Fictions de personnages dans un MMORPG.
Entre jeu de rôle et écriture de soi, écrire une persona fiction

        France VACHEY
Gustave Le Rouge : le Monde n’existe pas…
        Aurélien FOUILLET

        Marges
Visualités poétiques, symboliques et imaginaires chez Albert Lamorisse
        Maria Beatriz FURTADO RAHDE
Vers une société plus conviviale et solidaire ? Les associations
et réseaux fondés sur la proximité géographique à l’ère postmoderne

        Céline BRYON-PORTET

        Activités sociologiques
L’homme artificiel : golems, robots, clones, cyborgs
        par Ludmille GONÇALVES WILMOT
À l’angle des mondes possibles
        Par Wilfried COUSSIEU
Donner et prendre. La coopération en entreprise
        Par Patrick WATIER
15M: année zero
        Par Jorge LOZANO, Marcello SERRA

GRACE Thématique 2011/2012 : IMMERSION

Pour cette nouvelle année le Groupe de Recherche sur l’Anthropologie du Corps et ses Enjeux (GRACE) souhaite interroger la tendance sociétales actuelle que l’on désigne par immersion sensorielle. Une immersion que nous proposons de diviser en deux moments fondateurs, deux moments gigognes encapsulant le vécu de nos existences, qui dessine les contours de ce que nous définirons par l’« être-là du dispositif ». Ce procédé d’immersion ordonnancerait et requalifierait l’ensemble de nos sensorialités (O. Sirost), et concourrait aux processus d’hybridation et de mutation (B. Andrieu) déjà engagés.
Le premier moment consiste à désirer immerger le corps au sein d’un dispositif environnemental multi et transmédiatique dans lequel les sens - principalement la vue, l’ouïe, le toucher, la kinesthésie - sont sollicités et contrôlés. Ces dispositifs jouent sur l’illusion de téléporter le corps dans un environnement matriciel et fictionnel autre, dans lequel le sujet est en posture de réception somatique et d’interaction. Ici l’environnement serait substitué par autre, mais cette substitution peut être « totale » ou « partielle », et jouer sur la confusion déjà consommée entre réel et virtuel afin de créer des réalités augmentée (RA) et/ou alternée (AR). Selon les dispositifs engagés et le type de sollicitation recherché il apparaît une grammaire de l’œuvre immersive à mettre à jour.
Le second moment est celui de vouloir incarner, ou endosser, un autre corps que le sien, pour une communication inter et transcorporelle (B. Andrieu). Arthur Rimbaud affirmait dans la Lettre à Georges Izambard que « Je est un autre », à sa suite, nous complétons son affirmation par « Je est un autre corps que le sien ». Outre le fait que l’on pense à l’engagement intradiégétique (É. Souriau) du lecteur dans un roman, ou du processus d’identification/projection affectuel (E. Morin), il semble nécessaire de reconsidérer cet engagement à l’aune des productions cinématographiques et vidéo-ludiques qui usent abondamment de ce que l’on désigne par point de vue subjectif (POV, Gonzo…). Cette propension irait de paire avec une diversification et une spécialisation des interfaces visuels (écrans, cinéma et lunettes 3D et casque de vision stéréoscopique) et haptiques, ainsi qu’un affinement de la sensibilité dans la restitution/création des sensations intracorporelles par des procédés cinématographiques, graphiques, sonores et haptiques. Tous ces éléments concourent à raffermir le principe de synesthésie, de correspondance entre les sens.
Ce principe d’immersion doit être considéré comme nouveau champ du « rayonnement » de l'être humain participant à la transformation de son Umwelt selon la terminologie de Uexküll, grand inspirateur de Martin Heidegger et Gilles Deleuze, ce qui, en soit, nous prépare à prédiquer (A. Berque) sensoriellement le monde, ou pour le dire autrement, à créer de nouvelle affordance (J.J. Gibson) ou énaction (F. Varela). Le GRACE, dans la poursuite de ses travaux déjà entrepris, continue cette année son exploration sur la fabrique des corps et des nouveaux scenarii des mutations anthropologiques.

Critique PHRENOS


VISUELS de présentation graphique des résultats de l'étude sociologique sur le SOUFFLE menée pour Filomena en collaboration avec ERANOS.
 

P H R E N O S


« Et mille autres animaux grouillent, se détendent,
s’élancent vers les orifices de ces hommes.
Et leurs voix se résument en SOUFFLE,
en souffle encore chaos contenant tous les rythmes,
en souffle souffrant encore d’être diffus et multiple. »

René Daumal
Le contre-ciel.

L’ensemble des œuvres de Filomena Boreká forme une totalité, un monde en soi, composé de correspondances, de corps pneumatiques tournoyants et virevoltants dans les éthers.
En présentant le dispositif PHRENOS l’artiste rend hommage, et par la même interroge, les souffles qui l’aidèrent à emplir de vitalité tous ses dessins, sculptures et performances. Ces autres souffles que le sien, ceux qui expirent pour eux-mêmes sans qu’ils ne soient véritablement entendus, ni ressentis, sans que leurs absentes présences ne soient investies en tant que matière à la création artistique, sont ici présentifiés et réunis. PHRENOS nous les restitue tous pour les redoubler sous de multiples formes : les voiles vaporeux et tonalités affectives de l’air se dévoilent par les intentionnalités et gestes de l’artiste.
Constitué d’une sculpture habitable et d’enregistrements sonores qui sourdent de son intérieur, PHRENOS est un site pour se perdre - et mieux se retrouver - dans les méandres et vortex des innombrables respirations du monde. Semblable à une alvéole, poumon à corps ouvert, cette cavité matricielle se situe à la confluence du rythme de nos propres inspirations et expirations physiologiques et de la mondanité d’un souffle unique, collectif.
Dans ce ventre alvéolaire conçu en collaboration avec le designer Bruno Dubois, la lumière est tamisée, favorable à l’attention somatique et à l’écoute. Ici les respirations se répètent, se réverbèrent en échos, sans jamais revenir au même : ce sont les matériaux recueillis par l’artiste que constituent la Banque du Souffle. Les timbres des respirations, parfois doux, suaves, chuintants, caverneux, tantôts haletants, mesurés, rauques ou bien imperceptibles peuvent nous cajoler, en syntonie avec eux, nous étreindre, ou bien même nous oppresser. Face à l’intimité de ces souffles, l’auditeur est livré à ses propres évocations poétiques.
Franchir le seuil de PHRENOS, s’y lover, c’est décider de s’affranchir de sa condition terrestre pour fréquenter ces lointaines contrées d’où naissent le souffle individué, avant qu’il ne se singularise en des êtres uniques. Habiter ce puissant souffle collectif, c’est peut-être mieux habiter le sien en retour.
PHRENOS ne se cantonne pas seulement à un dispositif de médiation et de restitution du souffle. Il se veut aussi un lieu d’échange et de réflexion sur sa dimension discrète sociétale. Certes, la sollicitation des sensations et de la mémoire corporelle dans l’esthétique de la réception de l’œuvre est primordiale. Mais qu’en est-il lorsque les souffles s’entremêlent pour produire des atmosphères, des tempéraments ? Et que leur ressenti est exprimé par des mots et/ou expressions ? De ces moments, se décident nos imaginaires.
Pour ce faire, Filomena Boreká a convié des sociologues à poursuivre ces réflexions. Avec l’artiste, un questionnaire a été monté puis dispensé lors d’expositions et de résidences[1]. Y sont interrogés, pèles mêles, les thèmes de la reprise du souffle, du soupir, du rythme, des images mentales, des odeurs, des sensations internes… enfin tout ce qui permet de saisir le climax invisible des humeurs et affects relatifs au souffle.
Après cette phase de saisie et de haute turbulence, voici le moment de restitution à sa libre circulation. Pour l’artiste le souffle est « la dernière chose que nous partageons encore sans aucune restriction matérielle et dans la gratuité de son échange. »

Frédéric Lebas

[1] PHRENOS est en gestation depuis 4 ans. Plusieurs centaines de personnes provenant de différents pays et horizons sociaux ont déjà contribué à cette expérience en répondant aux questionnaires et donnant leur accord pour enregistrer leur respiration. Ce projet a accompagné Filomena lors de ces expositions et résidences, notamment au Queens College Art Center à New York (How often you fell your breath...), et à L'H du Siège à Valenciennes Tous ces matériaux recueillis ont été une grande source d’inspiration et d’information pour l'artiste. Les sociologues, Stéphane Hugon et Frédéric Lebas font parti du Centre d’Etude sur l’actuel et le Quotidien (Ceaq) et du cabinet ERANOS.

On est parlé plus que l’on ne parle
On nous ment plus que l’on ne ment
On nous ment plus que l’on nous parle
On est raconté plus que l’on se raconte
On se raconte plus que l’on ne ment
On est drogué plus que l’on se drogue
On est dans l’illusion plus que l’on s’illusionne
On s’illusionne plus que l’on se drogue
On est pissé plus que l’on ne pisse
On est en manque plus que l’on ne manque
On est en manque plus que l’on se drogue
On est niqué plus que l’on nique
On se nique plus que l’on se fictionne
On est fictionné plus que l’on fictionne
On est dans la fiction plus que l’on s’éclate
On est éclaté plus que l’on s’éclate
On bande plus que l'on s'éclate
On est vomi plus que l’on vomi
On vomi plus que l’on ne mange
On est mangé plus que l’on mange
On est irradié plus que l’on s’irradie
On est éclairé plus que l’on s’éclaire
On est irradié plus que l’on est éclairé
On nous rend con plus que l’on est con
On est con plus que l’on est éclairé
On est pensé plus que l’on pense
On est con plus que l’on ne pense
On est dans la merde plus que l’on se démerde
On est dans la merde plus que l'on pense
On est pris pour un con plus que l’on est con
On se branle plus que l'on nous branle
On se branle plus on est con
On est dans la merde plus que l’on ne pense
On est brulé plus que l’on se brûle
On est critiqué plus que l’on se critique
On est brulé plus que l'on critique
On est déféqué plus que l’on ne défèque
On est critiqué plus on défèque
On est ignoré plus que l’on ignore
On est pensé plus que l’on ignore
On se boit plus que l’on ne boit
On nous saoule plus que l’on se saoule
On se saoule plus on boit
Je me saoule plus je me pense
J'arrête !